Alors que le nouveau code minier qui vient d’être ratifié par Joseph Kabila déclenche la colère des entreprises étrangères, on apprend que les recettes publiques tirées des ressources naturelles (mines, hydrocarbures, forêts) ont progressé de 45% en 2017 pour s’établir à 1,029 milliard de dollars.
La semaine dernière, sept compagnies minières ont claqué la porte de la Fédération des entreprises du Congo (FEC), présidée par Albert Yuma, sur fond de révision annoncée des partenariats de la Gécamines avec ces sociétés étrangères. Ce dernier leur reproche leur arrogance et leur « obstination à vouloir défendre leurs régimes préférentiels ».
Le code minier ivoirien, favorable aux investisseurs, a été durci le mois dernier par une ordonnance supprimant l’exonération de l’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux au profit des opérateurs miniers. Ces derniers craignent que ces dispositions ne freinent la croissance que connaît ce secteur depuis 2014.
La FEC, organisation patronale de la RDC, vient de perdre d’un seul coup sept adhérents : les principales sociétés minières du pays, qui estiment « ne pas être représentées de manière adéquate » par l’organisation présidée par Albert Yuma. Cette annonce intervient alors que ces sociétés se sont vues le mois dernier signifiées une prochaine renégociation de leurs partenariats avec la Gécamines, la société d’État dirigée par un certain… Albert Yuma.
La production du stratégique minerai est en plein essor dans l’ouest du pays, de même que les projets d’infrastructures logistiques et de raffineries. Comme ceux de la Société minière de Boké (SMB).
Le président congolais Joseph Kabila a promulgué le nouveau code minier qui prévoit une forte hausse des taxes sur les « substances stratégiques », et demandé au gouvernement d’ouvrir des « concertations » pour tenir compte de l’inquiétude des entreprises étrangères, a-t-on appris dimanche auprès de la présidence.
Après avoir reçu les représentants des principales compagnies minières du pays, mercredi, Joseph Kabila a annoncé que le code minier sera promulgué « incessamment », avec la possibilité d’effectuer des changements à la marge via les textes d’applications.
Kinshasa, sûr de son bon droit et encouragé par la flambée du prix des matières premières, semble déterminé à porter jusqu’au bout son nouveau code, quitte à embraser le secteur.
Les crispations sont nombreuses entre le patron de la Gécamines, la société minière de l’État de RDC, Albert Yuma, et Martin Kabwelulu, son ministre de tutelle.
Adopté par l’Assemblée nationale et le Sénat en janvier 2018, le nouveau code minier attend encore la signature du chef de l’État, facultative selon la Constitution congolaise, avant sa promulgation.
Chaque semaine, Jeune Afrique rouvre ses dossiers : un an, deux ans après, où en sont les différents sujets que nous avons traités dans nos colonnes ? Début 2017, les négociations avaient débuté en vue d’un rapprochement entre les compagnies aurifères Acacia Mining et Endeavour. Depuis, ce projet est tombé à l’eau en raison des difficultés d’Acacia Mining en Tanzanie.
La société minière Anglo American avait prévu de revendre une partie des mines qu’elle détient en Afrique du Sud. Malgré la conjoncture, son patron Mark Cutifani ne se presse pas.
Alors que le gouvernement congolais s’apprête à lancer son nouveau code minier, rien ne va plus entre le président de la Gécamines, la société d’État qui exploite le cuivre et le cobalt de la RDC, et le directeur général de Glencore, son partenaire suisse pour les mines de Kamoto et de Mutanda.
Alors que l’activité de la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG) était à l’arrêt depuis le 20 janvier par un mouvement social, les cadres ont à leur tour décidé de suspendre leur travail ce lundi et manifestent devant le siège de l’entreprise, prévoyant d’aller jusqu’au gouvernorat de la région, pour mettre fin à la crise dont elle peine à sortir depuis 2008.
Les professionnels du secteur minier africain se sont retrouvés au Cap, du 5 au 8 février, pour la conférence Mining Indaba, dans un contexte de hausse du prix des minerais. Un seul trouble-fête : la RDC, qui prévoit une réforme du code minier, rendu plus contraignant, et de renégocier les contrats de partenariats de la Gécamines au Katanga.
Des milliers de personnes ont manifesté vendredi à Jérada (nord-est) où une grève générale a été observée, au lendemain de la mort d’un mineur dans un puits clandestin de charbon, selon des témoins.
S’il s’est engagé à racheter les parts de Rio Tinto sur le mont Simandou, le groupe chinois ralentit le mouvement. En attendant des jours meilleurs sur le marché du fer…
La totalité des 955 mineurs qui étaient piégés depuis plus de vingt-quatre heures au fond d’une mine d’or en Afrique du Sud sont remontés à la surface sains et sauf, vendredi 2 février.
Les mineurs sont bloqués à environ 1 000 mètres de profondeur. L’incident a été provoqué ce jeudi par une tempête qui a entraîné une coupure de courant dans la mine.
Grâce à la maîtrise de ses coûts, le premier producteur d’or d’Afrique francophone a poursuivi sa croissance. Mais il doit souvent batailler avec les gouvernements pour préserver ses intérêts.
Avec l’urbanisation des pays émergents, les appétits pour ce métal s’aiguisent. Vedanta Zinc International, numéro deux mondial du secteur derrière Glencore, mise sur la mine de Gamsberg, en Afrique du Sud, pour augmenter sa production.
Portée par les très bons cours du cobalt, la filiale du holding royal SNI entend diversifier ses projets à l’international. Ce qui lui demande d’accroître ses investissements et de trouver des partenaires.
Le patron fondateur s’est entouré d’une escouade de cadres issus du premier pays dans lequel Randgold s’est implanté, le Mali, en 1995. Ils ont pris les positions au sein du top management de la compagnie.
L’ONG camerounaise Forêts et Développement Rural (Foder), pointe du doigt ce mercredi des sites miniers ouverts et non réhabilités par des sociétés minières chinoises.
Près de deux semaines après le début du mouvement social contre les élites politiques locales de Jérada, le gouvernement marocain a promis ce jeudi de mettre en place un « nouveau plan de développement » pour cette région du nord-est marocain, plongée dans le marasme économique depuis la fermeture des mines, à la fin des années 1990.
Le gouvernement guinéen vient d’approuver un investissement de la société chinoise TBEA Group de 2,89 milliards dans le domaine de la bauxite et de l’alumine, dans un contexte dynamique pour le secteur minier, malgré de fortes tensions sociales.
La directrice générale de Guinea Alumina Corporation (GAC), Diallo Aissata Beavogui concentre toute son énergie pour voir la mine de Sangaredi entrer en production en 2019.
L’audit révélant des irrégularités sur la comptabilisation de la production de la mine de Kamoto a entraîné le départ de trois administrateurs de Katanga Mining, filiale de Glencore en RD Congo.