Si la production de bauxite en Guinée explose grâce à la présence de nouveaux acteurs, celle de l’or stagne, et le gouvernement doit encore débloquer le mégaprojet de fer de Simandou.
Le ministre guinéen des Mines, Abdoulaye Magassouba, a progressivement recentré autour de ses services le pilotage des mines de son pays, dont les dossiers étaient juste-là disséminés entre de multiples responsables.
Le tribunal arbitral de la Chambre internationale de commerce de Paris a débouté le milliardaire australo-roumain de ses prétentions à des dommages et intérêts suite à la suspension de son permis d’exportation du manganèse par le Burkina Faso. L’homme d’affaires se voit en outre condamné à régler les frais de procédure engagés par Ouagadougou.
L’annonce le 11 mars de l’accord trouvé entre Barrick et Newmont Mining pour la création d’une coentreprise visant à exploiter en commun leurs gisements dans le « Gold country » du Nevada a sonné la fin de l’OPA hostile du premier sur le second, annoncée le 25 février dernier.
En avril prochain, cet Écossais très tôt émigré en Afrique du Sud assumera la fonction de directeur financier, après dix-huit ans d’expérience au sein du holding minier. À 45 ans, ce diplômé de l’université d’Afrique du Sud prend la place d’Ian Botha, qui a démissionné en septembre 2018, et intègre ainsi le comité exécutif.
C’est la saison des mégafusions-acquisitions à la chaîne dans le monde aurifère, alors que le cours de l’or a augmenté de 11,4 % pendant les six derniers mois.
L’ancien président français Nicolas Sarkozy a rencontré le président guinéen Alpha Condé à Conakry, le 21 février. Au cœur de leurs échanges : l’affaire Beny Steinmetz, l’homme d’affaires franco-israélien en conflit avec Conakry depuis 2008, qui a fini par renoncer à ses droits sur l’exploitation du gisement de fer de Simandou. Il obtient en revanche l’exploitation du gisement de Zogota.
Deux entreprises américaines lancent un arbitrage contre le Rwanda devant le Cirdi, réclamant 84 millions d’euros au pays après que le gouvernement a saisi leurs concessions minières.
La compagnie minière sud-africaine Sibanye-Stillwater a annoncé le 14 février un plan de restructuration massif de ses activités qui prévoit la suppression de 6 000 emplois, au lendemain d’une grève nationale contre les licenciements.
Ayant réglé ses différends avec la Gécamines et la justice britannique, le groupe Eurasian Resources Group mise sur son usine de Metalkol – un projet de 650 millions de dollars –, dont la production de cuivre a débuté. Celle de cobalt est prévue d’ici à la mi-2019.
Le forum emblématique de l’industrie minière africaine a mis l’accent cette année sur les retombées sociales des industries extractives et sur les minerais utilisés pour la fabrication des batteries à destination des voitures électriques.
En attendant l’arbitrage du 28 février sur la plainte du groupe du milliardaire australo-roumain, l’État est déterminé à réattribuer le permis minier à un nouvel investisseur.
Un an après son premier rappel à l’ordre, la compagnie congolaise passe ses partenaires étrangers au peigne fin. Objectif : les contraindre à s’acquitter de leurs dus.
Le géant public russe Alrosa, va s’implanter au Zimbabwe pour y lancer des opérations d’extraction, a annoncé le groupe le 14 janvier, à l’occasion d’une visite du président zimbabwéen Emmerson Mnangagwa à Moscou.
Au Mali, au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire… Les miniers canadiens sont de plus en plus nombreux à se lancer dans l’exploration du sous-sol, aussi riche en métal jaune qu’en défis à relever.
Alors que la fusion entre Randgold et Barrick Gold est devenue effective le 2 janvier, l’ex-patron de Randgold et nouveau directeur général du groupe annonce d’importantes réductions d’effectifs au siège de la société et la cession de certaines mines jugées non-stratégiques.
Glencore à nouveau dans le viseur des autorités congolaises. Début novembre, sa filiale Katanga Mining a annoncé la suspension des exportations de cobalt de la mine de Kamoto, en raison d’un niveau de radioactivité élevé. Le ministre des Mines conteste cette suspension, et a demandé la conduite d’un audit la semaine prochaine.
Accusée par différentes ONG de malversations, la Gécamines a rendu un rapport intitulé « la vérité sur les mensonges des ONG en RD Congo ». Albert Yuma, le patron de l’opérateur minier national, a qualifié ces attaques de « malhonnêtes et scandaleuses ».
Le consortium SMB-Winning et les autorité guinéennes ont signé le 26 novembre trois conventions de trois milliards de dollars. Elles portent sur la construction d’une raffinerie, d’une voie ferrée de 135 km et sur l’acquisition de nouveaux permis d’exploitation de bauxite dans le nord-ouest du pays.
Le gouvernement sénégalais a levé 193,2 millions d’euros de recettes auprès du secteur extractif en 2017. Si le poids de ce dernier demeure marginal en termes de contribution au PIB et d’emploi, il devrait croître avec la découverte du gisement gazier de Grand Tortue-Ahmeyim, entre le Sénégal et la Mauritanie.
Katanga Mining, filiale de Glencore, a suspendu les exportations de cobalt de la mine de Kamoto, le niveau de radioactivité détecté étant supérieur à la limite acceptable pour transiter par les principaux ports africains.
Alors que Macky Sall devait parapher lundi 22 octobre l’attribution du gisement ferreux de Falémé au sidérurgiste turc Tosyali, onze candidats à la présidentielle du 24 février dénoncent un « bradage des ressources minières » de la part du gouvernement sénégalais.
D’ici à deux semaines, Abdoulaye Magassouba, ministre guinéen des Mines, pourrait mettre sa menace à exécution et retirer de manière unilatérale le permis d’exploitation du mont Simandou – le plus grand gisement de fer du continent – au groupe Rio Tinto.
Le PDG de la société de négoce Trafigura prône le pragmatisme : selon lui, les mineurs artisanaux sont indispensables pour assurer un approvisionnement suffisant en cobalt.
Il y a deux ans, le géant britannique évoquait la cession de la plupart de ses actifs dans la nation Arc-en-Ciel. La remontée des cours rend ces opérations délicates moins urgentes.
Premier producteur mondial d’or, le canadien veut s’allier avec le groupe de Mark Bristow pour se renforcer sur le continent et améliorer son efficacité opérationnelle.
Dans un communiqué, la Société minière de Kilo-Moto SA (Sokimo), contrôlée par l’État, proteste contre la fusion sans concertation des deux géants du secteur, qui introduirait selon elle un nouveau partenaire dans la mine d’or de Kibali en lieu et place de Randgold Resources, actuellement actionnaire à 45 %.