Dans un décret présidentiel diffusé à la télévision guinéenne, l’État a lancé un appel d’offres pour trouver un successeur à l’homme d’affaires franco-israélien Beny Steinmetz pour la reprise des blocs 1 et 2 du gisement de fer de Simandou.
La compagnie sud-africaine DRDGold a déserté les mines souterraines pour exploiter des résidus de surface. Et s’est rapprochée du grand producteur Sibanye-Stillwater.
Alors qu’Acacia Mining, miné par un redressement fiscal pharaonique, est dans l’impasse en Tanzanie depuis plus de deux ans, Mark Bristow, le patron de Barrick Gold, a tenté de reprendre en main les négociations avec Dar es-Salaam. Mais la partie s’est révélée plus compliquée que prévu.
Okouma : c’est le nom du prochain gisement au Gabon de la Comilog, filiale du français Eramet. Le groupe ambitionne d’atteindre dans le pays une production d’au moins 7 millions de tonnes par an en 2023, et de rester parmi les leaders mondiaux de manganèse, face à une concurrence qui augmente à l’international.
Alors que l’offre proposée par les premiers producteurs mondiaux de fer est en baisse, le minerai a atteint son plus haut niveau depuis cinq ans, une situation favorable au continent africain, où les compagnies minières relancent petit à petit des projets.
En Mauritanie, le géant canadien Kinross affirme ses ambitions pour le développement de son gisement d’or de classe mondiale, malgré des désaccords avec Nouakchott. Rencontre avec Brahim M’Bareck, vice-président des relations extérieures de Tasiast Mauritanie Limited S.A.
Le ministère guinéen des Mines et de la Géologie et la société minière indienne Ashapura ont signé le 5 juin trois accords portant entre autres sur la reprise de l’exploitation d’une mine de fer à l’ouest du pays. Le nouvel acquéreur devra désintéresser à hauteur de 25 millions de dollars les créanciers de Forecariah Guinea Mining, tombé en faillite.
Le président congolais, Félix Tshisekedi, a annoncé la reconduction d’Albert Yuma Mulimbi – un proche de Joseph Kabila – à son poste de président du conseil d’administration de la Gécamines. Mais c’est un proche de Moïse Katumbi, Gabriel Kyungu Wa Kumwanza, qui présidera désormais la Société nationale des chemins de fer du Congo.
L’ancien président congolais, qui continue de peser fortement sur la scène politique, a également relancé ses affaires dans les secteurs des mines, de l’élevage et du transport fluvial.
À 67 ans, l’ex-ambassadeur russe en Guinée Alexandre Brégadzé a quitté ses fonctions diplomatiques pour devenir chef de mission du géant russe de l’aluminium Rusal en Guinée.
Une escroquerie qui a causé un contretemps diplomatique entre le Kenya et les Émirats arabes unis (EAU) vient de déclencher une série d’enquêtes sur le secteur de l’or à Nairobi.
Si Paul Obambi, le patron de Sapro, a enfin vendu une cargaison de fer, reste à savoir si le minerai congolais séduira les industriels chinois, et à résoudre de nombreux problèmes logistiques.
Le président zambien Edgar Lungu a exclu de revenir sur son projet de nouvel impôt destiné à remplacer la TVA, qui inquiète le secteur minier, et prévenu les entreprises qu’elles étaient libres de quitter le pays.
Avec la mise en exploitation du site de la SMB, la production de ce minerai stratégique a triplé en trois ans, pour atteindre 60 millions de tonnes en 2018. Et ce n’est pas fini.
Géant mondial de la production aurifère, le groupe canadien B2Gold va investir 50 millions de dollars (44,6 millions d’euros) dans la mine d’or de Fekola au Mali, pour intensifier son exploitation et augmenter ses rendements de production.
Les travaux de construction de la mine de Sanbrado, détenue par une filiale de l’australien West African Resources, ont été lancés le 10 mai dernier. La coulée du premier lingot d’or est prévue pour fin 2020 et le site devrait générer entre 350 et 400 millions de dollars de recettes pour l’État burkinabè, sur une période de dix ans.
Qui fait quoi dans les conflits miniers en Afrique ? Traquer l’origine des minerais n’est pas chose aisée pour les multinationales. Pourtant, face à l’ampleur des dégâts humains et sociaux, leur responsabilité est fortement engagée.
Grâce à l’exploitation de douze sites industriels, la filière aurifère du Burkina Faso a vu sa production croître de plus de 15 % entre 2017 et 2018. Et devrait faire encore mieux cette année.
Le bras de fer est engagé entre le patron de Beny Steinmetz Resources Group et le PDG du géant brésilien du fer Vale, qui attend de son ancien partenaire le versement d’une amende de 1,1 milliard d’euros pour lui avoir caché l’acquisition frauduleuse de ses licences guinéennes.
Depuis 2016, la Mauritanie est le nouvel eldorado des industriels et des orpailleurs. Mais l’État, s’il consent à voir son sous-sol exploité, n’est pas prêt à le céder à n’importe quel prix.
Malgré ses richesses géologiques, la Guinée reste bridée par le manque d’infrastructures, qui oblige les acteurs miniers à investir eux-mêmes pour le désenclavement de leurs sites d’exploitation – fermant la porte aux plus petits acteurs. De leur côté les pouvoirs publics estiment ces investissements privés nécessaires dans le cadre de partenariats de long terme.
Le géant anglo-suisse, actif notamment le secteur extractif au Cameroun, en Zambie, en RDC et au Nigeria, a revu ses prévisions de production à la baisse pour 2019. Le groupe est par ailleurs sous le coup de plusieurs enquêtes pour corruption.
Mettant en avant « l’intérêt du peuple guinéen », le président Alpha Condé a décidé de prendre la tutelle de la société guinéenne du patrimoine minier (Soguipami), qui gère les participations nationales dans les différents projets extractifs.
La Kraoma S.A., entreprise d’État chargée de l’exploitation du chrome à Madagascar, veut relancer son activité avec l’aide de son nouveau partenaire russe Ferrum Mining. Mais des zones d’ombre sur le contrat liant les deux entreprises et des doutes sur la viabilité de cette collaboration ont poussé les employés à se mettre en grève.
Le groupe anglo-indien Vedanta et sa filiale Konkola Copper Mines, accusés de pollution en Zambie, pourront être attaqués en justice à Londres. Cette décision ouvre la voie à d’autres procès contre des sociétés britanniques disposant de filiales en Afrique.
Le groupe de l’homme d’affaires Benny Steinmetz devra verser 1,1 milliard d’euros à son ex-partenaire brésilien Vale, selon la décision d’un tribunal arbitral londonien, pour « fraude et violation de garantie » dans l’affaire de l’exploitation du gisement de Simandou.
La production industrielle d’or ivoirien a chuté de 3,57% en 2018, se situant à 24,5 tonnes, a annoncé le porte-parole du gouvernement. Le secteur minier dans son ensemble a enregistré l’année dernière un chiffre d’affaires de 582,3 milliards de francs CFA.
En Guinée, l’exploitation de la bauxite connaît une croissance fulgurante, mais sans toujours prendre en compte les besoins des populations. Dans la région de Boké, qui concentre la majeure partie des mines d’or rouge, un collectif de villageois dénonce expropriation et destruction de l’environnement.
Multiplication du nombre d’opérateurs, entrée en exploitation de nouvelles mines, hausse de la production sur plusieurs sites… Le secteur aurifère malien se porte particulièrement bien.