Cinq ministères ainsi que l’Agence américaine pour le développement international pointent du doigt les activités de Wagner dans le secteur de l’or. Mais selon les ONG, d’autres acteurs doivent aussi être surveillés. Y compris Washington.
Le premier pays producteur d’Afrique avait accru la pression ces derniers mois pour trouver avec Anglo American, détentrice du géant du diamant, un accord plus équitable. Selon les termes du contrat précédant, De Beers recevait 90 % des diamants bruts et le Botswana 10 %.
Hausse de la production de manganèse, relance du mégagisement de fer de Belinga, interdiction d’exporter l’or brut… Les revenus du sous-sol gabonais ont de quoi compenser le déclin des hydrocarbures. Mais les obstacles sont encore nombreux pour qu’ils soient mieux valorisés.
À travers un double accord, Lomé et l’Office chérifien des phosphates entendent franchir un cap dans la production locale, tout en investissant pour moderniser le secteur agricole.
Avec une augmentation de 31 % de sa production du minerai en 2022, le pays est sur le point de dépasser le Pérou, deuxième derrière le Chili. Mais cette ascension doit s’accompagner d’une gestion transparente et responsable.
Le groupe français, ex-Areva, vient de signer un accord avec le gouvernement nigérien pour prolonger l’exploitation de l’uranium du site de la Somaïr jusqu’en 2040.
Les exportations soudanaises d’or ont atteint près de 2,5 milliards de dollars en 2022. Une somme qui équivaut à 42 tonnes vendues et à près de 45 % des exportations nationales. La guerre qui secoue le pays depuis la mi-avril complique la donne.
Déjà dominant dans le secteur du cobalt et du cuivre en Afrique, Pékin a également plusieurs longueurs d’avance en termes d’investissement dans le lithium. À l’heure où l’Occident veut décarboner son économie, l’autonomie en matières premières, en particulier celles utilisées dans les batteries, constitue un enjeu stratégique.
L’avocat Akere Muna a déposé trois dénonciations contre chacune des sociétés impliquées dans le scandale Glencore, afin que la justice se saisisse du dossier. Objectif : retrouver les auteurs avec lesquels le géant des mines et du négoce a collaboré dans le pays.
La Chambre d’appel et de révision de Genève a confirmé, le 4 avril, la condamnation du magnat des mines franco-israélien pour corruption d’agents publics étrangers. Beny Steinmetz, qui a immédiatement fait appel de cette décision, est loin d’en avoir fini avec ses ennuis au Simandou.
Pan prioritaire du Plan Sénégal Émergent, l’activité minière doit devenir l’un des moteurs de l’économie nationale. Le gouvernement, qui ambitionne de faire du pays le centre névralgique de l’industrie en Afrique de l’Ouest, se donne de vastes moyens et a lancé mi-février une mission d’évaluation ciblée du secteur.
Économiste de formation, banquier de profession et minier par passion, c’est à lui que Félix Tshisekedi a donné pour mission de relever la Gécamines, toujours en quête de redevenir un fleuron de l’économie congolaise.
En Guinée, au Burkina Faso et au Mali, les fortunes sont diverses pour les miniers à la suite des coups d’État qui se sont succédé dans la région. Et c’est plutôt l’inquiétude qui prédomine face aux décisions des pouvoirs en place.
Les différents acteurs liés à l’exploitation du Simandou, gisement de fer de classe mondiale, ont trouvé un accord le 8 mars, rendu public dans la soirée du 12 mars. Censées se terminer le 28 février, les négociations ont duré bien plus longtemps que prévu.
Du cobalt et du cuivre en échange d’investissements dans les infrastructures. Quinze ans après la signature de l’accord entre la RDC et des entreprises minières chinoises, la promesse n’a pas été tenue. Décryptage en infographies.
Un juge fédéral de New York a condamné le géant suisse du négoce de matières premières et de l’exploitation minière à une amende de 700 millions de dollars pour pratiques de corruption, sans toutefois nommer les coupables.
Les autorités burkinabè ont ordonné la fermeture « jusqu’à nouvel ordre » de 43 sites d’orpaillage dans le nord-ouest du Burkina Faso, en proie aux violences jihadistes.
Après la décennie Yuma et l’intérim d’une année de Kaputo Kalubi, c’est un vétéran de l’industrie minière et un connaisseur du secteur bancaire qui prend les commandes de la Gécamines. Un nouvel état-major a également été installé.
Géologue de formation, le PDG veut redonner une nouvelle jeunesse à la ceinture de cuivre sud-africaine laissée en friche. Il revendique « un capitalisme avec une conscience » alors que son entreprise s’apprête à entrer en Bourse.
Corruption, contrats défavorables, imbroglios judiciaires… La Gécamines cherche à rompre avec son passé. Si le président Tshisekedi et la nouvelle direction générale s’évertuent à redresser l’entreprise publique, les obstacles restent nombreux.
Dans une partie encore confidentielle de l’audit remis au président Félix Tshisekedi, Jules Alingete Key, le patron de l’Inspection générale des finances, détaille les exigences de l’institution pour rétablir l’équité entre les intérêts congolais et chinois. Explications.
Ouagadougou s’est approprié l’or produit par la filiale du groupe canadien Endeavour Mining, une décision « dictée par un contexte exceptionnel », selon le gouvernement de transition.
L’administration américaine est à la tête d’une initiative occidentale visant à sécuriser les approvisionnements en métaux clés de la transition énergétique. Mais le retard pris sur les entreprises publiques chinoises, déjà très présentes sur le continent, s’annonce difficile à combler.
Au retour de la délégation qu’elle a dépêchée à Pékin, la présidence guinéenne a annoncé le 30 janvier une possible reprise du chantier dans le Simandou en mars.
Le gisement exploité par Kipushi Corporation (Kico), coentreprise du canadien Ivanhoe Mines et de la Gécamines, s’apprête à redémarrer sa production après trente ans d’arrêt. Un projet qui a nécessité d’énormes investissements, et que ses promoteurs comptent bien rentabiliser.
Un nouveau pacte d’actionnaires pour le Simandou, de la cryptomonnaie pour sécuriser les transactions autour de l’uranium de Namibie, l’accélération de l’exploitation des ressources algériennes… Jeune Afrique passe en revue les grands sujets miniers de 2023.
Ancien ministre des Mines de la RDC, Willy Kitobo Samsoni estime que l’État ne fait plus assez d’efforts pour mettre en œuvre les réformes entamées et déplore le « bradage » des ressources du pays.
La prochaine entrée en production des gisements de Leo Lithium et de Kodal Minerals au Mali suscite la convoitise du terminal minéralier ivoirien, qui s’est déjà assuré le premier de ces marchés.
Après avoir lancé sa mine d’or en Guinée, le groupe marocain a racheté plusieurs projets aurifères en Afrique de l’Ouest, avec pour objectif de doubler sa production dans les prochaines années. Décryptage.