L’explosion du prix du minerai a ouvert de nouvelles perspectives sur le continent. Mais, pour l’heure, la transformation de cette ressource devenue stratégique pour les entreprises technologiques est réalisée en majorité en dehors des terres africaines. Décryptage en infographies.
Transformation locale, extraction responsable, filière intégrée… Le nouveau vocabulaire minier annonce une évolution des préoccupations des investisseurs, mais aussi des retombées pour les pays producteurs.
Après la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso, la société d’exploration australienne Predictive Discovery met un pied en Guinée. Les ressources en or de la mine de Bankan sont estimées à 3,65 millions d’onces.
Plus d’un an après avoir repris le complexe, l’État n’a pas encore trouvé de nouvel investisseur, mais a pu compter sur le négociant anglo-suisse pour contribuer au financement de Mopani Copper Mines.
Le tribunal arbitral du Cirdi a tranché en faveur de Conakry dans le bras de fer autour du gisement de fer de Simandou. Une première étape dans la lutte contre la corruption dans le secteur minier, qui met un terme aux tentatives de dénouement à l’amiable de l’ancien président français Nicolas Sarkozy.
La grande messe du secteur extractif africain a eu lieu au Cap. Au menu l’édition 2022, hydrogène vert et ESG pour mener la quatrième révolution industrielle.
Asante Gold Corporation serait en pourparlers avec Kinross Gold pour le rachat de la mine de Chirano. Ces discussions illustrent la reprise en main par le Ghana de son secteur extractif.
La Société générale des carrières et des mines a vu arriver une nouvelle direction à sa tête, alors que l’État congolais cherche à rééquilibrer les partenariats avec les entreprises internationales.
Le producteur russe d’or invoque des « raisons de sécurité » pour justifier l’arrêt de ses activités à Taparko. La principale mine privée du pays est située dans le nord du Burkina, en proie à des violences djihadistes depuis 2015.
Lutte contre la corruption, fort taux de chômage dans la région, lenteurs administratives et vieillissement des mines expliquent les difficultés à faire repartir les activités des deux sociétés publiques locales, qui connaissent des blocages sociaux depuis onze ans.
À la tête de la compagnie SMB, le Franco-Guinéen Fadi Wazni revient sur l’accord tout juste signé entre Conakry, le consortium dont il fait partie et le géant minier Rio Tinto pour l’exploitation du mégagisement de fer du Simandou.
Suspendu depuis le 10 mars sur ordre du colonel Doumbouya, le projet d’exploitation du gisement de fer de Simandou va pouvoir reprendre après la signature d’un accord entre le gouvernement guinéen et les compagnies minières WCS et Rio Tinto.
La suspension des travaux liés à l’exploitation du mégagisement de fer dans le sud-est du pays a pris de court les opérateurs privés, SMB-Winning et Rio Tinto.
Le Trésor américain a annoncé vouloir appliquer des mesures coercitives pour soupçons de commerce illicite d’or, le 17 mars. Dans son collimateur : African Gold Refinery, l’homme d’affaires belge Alain Goetz, actif dans la région des Grands Lacs, ainsi que d’autres entreprises qui lui sont associées.
Le patron de la Société nationale des mines est en train de donner corps à la jeune entreprise publique désormais chargée de défendre les intérêts de l’État dans le secteur. Son objectif : suivre le modèle de la puissante Société nationale des hydrocarbures.
Sécurisation des sites miniers, relance de l’exploration, encadrement de l’orpaillage… Plusieurs sujets ardus attendent le nouveau ministre burkinabè des Mines et des Carrières.
Si on ne connaît pas le contenu exact de l’accord trouvé à la fin février entre l’homme d’affaires israélien et les autorités de Kinshasa, les deux parties insistent sur son caractère « historique ».
La société d’État dans le secteur aurifère fait régulièrement l’objet des critiques pour notamment son manque de transparence. Mais ses dirigeants veulent croire que le défi est possible à relever.
Sur ordre du président Félix Tshisekedi, le gouvernement congolais a trouvé un compromis avec le controversé tycoon israélien Dan Gertler. Kinshasa doit récupérer divers actifs miniers et pétroliers en échange notamment d’abandon des poursuites.
Le ministre des Mines, Gabriel Dodo Ndoke, a annulé un mémorandum d’entente entre la Sonamines et son partenaire chinois Crec5 visant à développer les mines de bauxite de Ngaoundal et Makan. Deux sites également sollicités par la junior australienne Canyon Resources…
De la RDC au Ghana, en passant par la Zambie et l’Afrique du Sud, découvrez notre panorama des défis du secteur extractif africain, entre gros producteurs en déclin, zones au potentiel sous-exploité et course aux investisseurs…
Plus de deux milliards de dollars doivent être investis pour réaliser un port, un chemin de fer et une route devant faciliter l’exploitation minière et désenclaver le sud et le centre du pays. Mais un différend juridique pourrait compliquer la donne.
Dans le nord du pays, la junior minière va procéder à des forages sur une zone représentant 296 kilomètres carrés de « ceinture de roches vertes », non loin de la mine aurifère de Tongon de Barrick Gold.
Alors que les deux géants manifestent un intérêt toujours plus grand pour l’Afrique et n’hésitent pas à investir des milliards de dollars dans les projets les plus divers, les classes politiques africaines réfléchissent à la meilleure façon dont le continent peut en tirer parti.
Critiquant la Chine qui « contrôle la plus grande partie des opérations minières en RDC », Daleep Singh, conseiller adjoint américain à la sécurité nationale, a défendu ce qu’il a qualifié de « modèle de développement différent » proposé par les États-Unis.
Les premières réactions des groupes miniers actifs dans le pays suggèrent que le coup d’État de la junte – menée par Paul-Henri Sandaogo Damiba – pourrait ne pas nuire à leurs activités.
Principale source de devises du pays, l’or malien paraît, en partie, protégé de l’embargo terrestre de la Cedeao. Mais le pays, malgré des cours en hausse, fait face à l’épuisement des ressources. Comment les opérateurs miniers peuvent-ils y remédier ?
Riche de lithium, manganèse, nickel et cobalt, la République démocratique du Congo veut produire localement des batteries pour véhicules électriques et développer une chaîne de valeur « verte », explique son ministre de l’Industrie, Julien Paluku.