Le ministre des Mines de la RD Congo, Martin Kabwelulu, a indiqué aux chefs d’entreprise du secteur minier que des discussions étaient encore possibles avant l’adoption du nouveau code régissant leur industrie. Les pourparlers étaient pourtant supposés terminés.
Après une visite du ministre des Mines guinéen au siège londonien de Rio Tinto, Alan Davies, le patron minerais et diamants du groupe, a accepté de se rendre à Conakry durant la semaine du 16 février.
La justice française a rejeté la plainte pour diffamation portée par le milliardaire Beny Steinmetz et son groupe BSG Resources contre l’hebdomadaire « le Canard enchaîné » au sujet d’un article sur ses activités en Guinée. Mais le feuilleton juridique autour des droits sur le gisement de fer du Simandou, retirés à BSGR, est encore loin d’être clos. Explications.
La 21e édition de Mining Indaba, rendez-vous incontournable de l’industrie minière en Afrique, se termine ce 12 février en Afrique du Sud. Si la mauvaise conjoncture minière a plombé le moral des nombreux profesionnels ayant fait le déplacement, pour certains d’entre eux, elle est porteuse d’opportunités.
Bien que les cours de nombreux minerais soient en chute libre, les majors continuent d’investir dans des mégaprojets. Et de nouveaux investisseurs, notamment indiens, sont en chasse pour rafler des gisements à bas coût en Afrique. Panorama d’un paysage minier africain en plein bouleversement, mais pas si mal en point.
Toujours incontournables, ces minerais constituent pourtant un secteur de niche. Mais l’Afrique entre dans l’arène et plusieurs gisements pourraient être exploités dans les prochaines années.
Dans un contexte difficile pour le secteur minier, qui a vu les cours de nombreuses ressources fondre en 2014, 7 000 professionnels se réunissent au Cap, en Afrique du Sud, pour la 21e édition de Mining Indaba, la grand-messe annuelle de cette industrie en Afrique.
Leader de l’industrie aurifère en Côte d’Ivoire, le groupe britannique Randgold, qui exploite la mine de Tongon (40 % de la production du pays), a postulé à dix nouveaux permis et vise une production de 300 000 onces d’or d’ici à 2018.
Affecté par la chute du fer, le groupe brésilien se désengage du continent en se cherchant des partenaires, en revendant ses mines ou en ralentissant le développement de ses projets.
Relations controversées avec les États, accusations d’évasion fiscale, partenaires sulfureux… Le géant suisse n’est pas épargné par les critiques… Rien ne semble pourtant le priver du soutien des marchés.
Malgré les effets sur l’environnement, Pretoria continue de privilégier ce combustible pour sa production d’électricité. Un choix qui encourage l’exploitation de nouveaux gisements.
Après une première tentative ratée, le géant indien de l’acier ArcelorMittal cherche à nouveau à s’implanter en Côte d’Ivoire, a appris « Jeune Afrique ».
En marge du Forum économique mondial de Davos, le président guinéen Alpha Condé a rencontré le Sud-Africain Ivan Glasenberg, patron du géant suisse du négoce Glencore, a appris « Jeune Afrique ».
L’île possède un important potentiel minier encore peu utilisé. Face à l’accélération de l’exploitation sur son sol, l’État tente de mettre en place une réforme pour en tirer davantage de bénéfices.
Revendications sociales, échauffourées… Le bassin minier de Gafsa, dont la production a propulsé le pays au cinquième rang mondial du secteur, connaît depuis 2011 des difficultés majeures.
Détentrice du gisement de fer du sud du Mont Nimba en Guinée, Sable Mining a obtenu des autorités libériennes le droit de franchir la frontière pour exporter son minerai guinéen à compter de la fin de l’année 2015.
En 2014, le groupe canadien Semafo a extrait 234 000 onces d’or de la mine de Mana, au Burkina Faso, soit 48 % de plus qu’un an auparavant. Une hausse de la production due à l’accélération du développement de deux nouveaux périmètres miniers sur le site.
Pour faire avancer la partie infrastructures du mégaprojet minier du mont Simandou, le groupe anglo-australien Rio Tinto a approché plusieurs géants du BTP, parmi lesquels le brésilien Odebrecht.
Le groupe minier Vale espère toujours développer les gisements de fer du nord du mont Simandou, en Guinée. Le brésilien, dont les permis miniers sont contestés en justice, se dit prêt à patienter et même à discuter avec l’anglo-australien Rio Tinto.
La production d’or en Côte d’Ivoire atteindra 18 tonnes en 2014, selon les chiffres communiqués par le gouvernement. C’est deux tonnes de plus que les projections faites au début de l’année.
Désignés en 2012, trois candidats pour l’exploitation du gisement carbonaté de Kpémé ont dû déposer des offres initiales, intermédiaires puis, à la mi-2014, définitives. Une lourdeur inhabituelle due à la complexité du projet. Mais ces dernières semaines, le processus s’est accéléré.
Le groupe minier BSGR conteste la légalité de l’assistance judiciaire accordée à la Guinée par le service chargé de la répression des fraudes graves (SFO) et par Theresa May, la secrétaire d’État britannique chargée des affaires intérieures, dans le cadre d’un litige sur le gisement de fer du mont Simandou. Dans sa requête, d’une rare virulence, BSGR se dit victime de persécution politique.
Le groupe brésilien Vale a cédé une participation dans son projet minier de Moatize au Mozambique à Mitsui & Co. La société japonaise de négoce va investir près d’un milliard de dollars pour l’acquisition de parts dans la mine de charbon et le développement du chemin de fer la reliant au port de Nacala.
Anglo American Platinum, premier producteur mondial de platine, a annoncé lundi s’attendre à un recul d’au moins 20 % de son bénéfice d’exploitation annuel en raison de la grève de cinq mois, un record, qui a perturbé ses opérations en Afrique du Sud cette année.
La Société nationale industrielle et minière (Snim) voit grand. Mais la chute de 40 % des cours du minerai pourrait la contraindre à revoir ses ambitions à la baisse.
Mark Bristow, le patron du groupe Randgold Resources, reste plus que sceptique quant au potentiel du gisement aurifère de Moku, contrôlé par le holding de l’homme d’affaires Dan Gertler. Le groupe minier, en bonne santé, ne semble de toute façon pas pressé de réaliser de nouvelles acquisitions.
Sphere Minerals, la filiale du groupe Glencore, a entamé le réexamen du projet minier d’Askaf en Mauritanie. La production de minerai de fer, prévue pour 2017, devrait être retardée, dans un contexte de chute des cours et d’offre excédentaire sur les marchés internationaux.