Le conflit entre la junte nigérienne, dirigée par le général Abdourahamane Tiani, et le géant français de l’uranium se tend. Niamey déclare porter plainte, en réponse à l’annonce récente de poursuites par le géant français de l’uranium.
Le 2 février, le président Donald Trump a annoncé la création d’une réserve stratégique américaine de minerais critiques. Les bénéfices pour l’Afrique de cette initiative conçue pour contrer l’hégémonie chinoise sur les terres rares demeurent flous.
Du Zimbabwe à la Guinée, en passant par le Gabon et la Namibie, les gouvernements africains poussent les groupes internationaux à ne plus seulement exporter les minerais bruts. Ces derniers freinent souvent, pointant de lourds obstacles. Contraintes légitimes ou mauvaise volonté ?
La junior américaine mise notamment sur le soutien de l’administration Trump et sur l’intelligence artificielle pour devenir un acteur incontournable de l’extraction minière dans la région, du cuivre zambien au lithium congolais.
Les projets de fer congolais Mifor et camerounais Mbalam-Nabeba affichent des réserves impressionnantes et des ambitions de transformation locale. Défis infrastructurels colossaux, batailles juridiques non résolues et risque de surproduction avec le démarrage imminent de Simandou en Guinée assombrissent ces initiatives encore embryonnaires.
Le patron d’Umsi, l’un des actionnaires du consortium SMB-Winning, premier producteur de bauxite de Guinée, revient sur près de trente ans d’investissements dans le pays et dévoile les objectifs du groupe. Avec, en ligne de mire, les milliards de tonnes de fer du projet Simandou.
Jeune Afrique dévoile le palmarès des pays africains les plus attractifs pour les investisseurs du secteur des mines. Dans cette deuxième édition, si l’Afrique australe et le Maroc trustent les premières places, les zones ouest et centrale sont en embuscade.
Dans le Nord-Kivu, de nombreux mineurs artisanaux sont morts à la suite de deux glissements de terrain, survenus les 28 et 29 janvier sur ce site minier contrôlé par les rebelles de l’AFC/M23.
Le groupe minier offre 3,4 milliards d’euros pour racheter Allied Gold, actif en Afrique de l’Ouest et dans la Corne de l’Afrique. Une nouvelle étape dans sa stratégie d’expansion sur le continent.
Alors que la hausse de la production du cobalt chamboule le cours du minerai, le système de quota mis en place par Kinshasa bouleverse les plans du géant minier CMOC.
Auditionné par les sénateurs et députés français, le président du conseil d’administration d’Orano, Claude Imauven, a assuré vouloir reprendre le contrôle de quelque 1 000 tonnes d’uranium aujourd’hui aux mains du Niger, dirigé par le général Abdourahamane Tiani. Le dernier rebondissement d’une bataille au long cours.
Kinshasa a transmis à Washington une liste de sites miniers prêts à accueillir les investissements américains. Des projets à fort potentiel, mais qui sont, pour certains, grevés de difficultés bien réelles. Explications.
Dans le cadre de sa lutte d’influence contre la Chine, l’administration Trump organise une réunion ministérielle internationale sur les ressources minières début février. Nombre de pays africains, de la RDC à la Guinée en passant par le Kenya, seront représentés.
L’australien Rio Tinto devrait se prononcer d’ici au 5 février sur l’éventualité d’une fusion, valorisée à plus de 260 milliards de dollars, avec le suisse Glencore. Si les discussions aboutissent, elles donneront naissance à la plus grande compagnie minière du monde, un rapprochement motivé notamment par l’explosion du marché du cuivre.
Face à une demande forte, les producteurs vont devoir maintenir la production. Objets de toutes les convoitises, la RDC et la Zambie devront continuer de moderniser leurs infrastructures et, toujours, rassurer sur les risques politiques.
Dans l’optique d’imposer sa vision du souverainisme économique aux opérateurs miniers, Bamako a croisé le fer avec les grandes multinationales durant toute l’année 2025. Le Mali a-t-il pleinement tiré profit de son sous-sol ?
Après avoir perdu son permis d’exploitation, la société basée aux Émirats arabes unis lance une procédure d’arbitrage contre Conakry auprès du Centre international pour le règlement des différents relatifs aux investissements (Cirdi). Elle réclame quelque 28,9 milliards de dollars à l’État guinéen.
Alors que la course aux minerais critiques s’intensifie entre les États-Unis et la Chine, le financier Robert Friedland tente de surfer sur cette compétition pour faire avancer ses projets miniers en Afrique.
La junte nigérienne, qui prône la souveraineté sur les ressources minières du pays, rejette « avec la plus grande fermeté » les accusations portées contre elle, après l’ouverture à Paris d’une enquête pour vol en bande organisée sur un site auparavant exploité par la Somaïr, filiale du géant français.
Après dix mois de gel destiné à enrayer l’effondrement des cours, la RDC reprend ses exportations de cobalt, un signal qui devrait être scruté de près par les industriels des batteries et les marchés mondiaux.
Alors que le méga-gisement de Simandou s’apprête à entrer en production, Pékin, qui est le premier importateur mondial du minerai, compte sur le fer guinéen pour peser sur le marché mondial.
L’exploitation de l’uranium au Niger est au cœur d’un bras de fer entre la junte au pouvoir et le groupe français. Une enquête pour vol en bande organisée dans le but de servir les intérêts d’une puissance étrangère a été ouverte après la disparition de plus de 1 000 tonnes sur le site de Somaïr.
Depuis fin novembre, des dizaines de camions ont fait le trajet entre la mine de la Somaïr, dans le nord du Niger, et la capitale, Niamey, transportant plus de 1 000 tonnes d’uranium vers une destination finale inconnue. Un convoi bien mystérieux, dont l’existence soulève de nombreuses questions.
Guy Robert Lukama revient sur les accords signés à Washington entre la RDC et le Rwanda sous l’égide des États-Unis. Le patron de Gécamines expose sa vision pour transformer l’industrie minière africaine et créer plus de valeur locale.
La société de sous-traitance minière GPC emploie 1 400 personnes et travaille sur le mégaprojet Simandou. Son dirigeant, le Guinéen Amadou Kaba, revient sur les défis des entreprises locales face aux géants internationaux du secteur minier.
Nouvel épisode du bras de fer entre Orano et Niamey : l’uranium nigérien sera disponible sur le marché international après la nationalisation de la Somaïr en juin dernier. D’après certaines informations, un convoi transportant 1 000 tonnes d’uranium serait déjà parti d’Arlit pour atteindre le port de Lomé, en passant par le Burkina Faso.
Face aux pressions des actionnaires, Barrick explore un démantèlement de ses activités minières. Cette réorganisation pourrait isoler le portefeuille africain dans une structure autonome, rappelant le modèle de Randgold, une société absorbée par le groupe canadien en 2019.
L’industriel canadien et l’État malien se livrent depuis des mois à un bras de fer autour du complexe de Loulo-Gounkoto (Ouest), la plus grande mine d’or du pays, détenue à 80 % par le groupe minier et à 20 % par le Mali. Désormais, « les opérations de contrôle sur le complexe seront restituées à Barrick ».
De quoi les minéraux critiques sont-ils le nom ? D’un trésor africain qui accompagnera la planète sur la voie de transition verte ? Ou d’une réalité géopolitique occidentale fabriquée pour maintenir le continent sous le joug d’intérêts qui le dépassent ? Le fondateur de l’application m-Pedigree livre une réflexion originale.
Alors que l’envolée du prix de l’or nourrit le boom du secteur minier en Côte d’Ivoire et en Guinée, les deux pays redoublent d’ambitions pour s’imposer comme un haut lieu de la production face aux difficultés des acteurs historiques que sont le Mali et le Burkina Faso.