Discret mais influent, l’homme fort du groupe OCP est depuis quelques semaines l’objet de critiques médiatiques, sur fond de stratégie industrielle et de gouvernance. Explications.
La compagnie aurifère canadienne Barrick Gold a exprimé, ce lundi 26 mai, son opposition à une éventuelle mise sous administration provisoire de son site d’extraction d’or dans l’ouest du Mali. La junte a déjà fermé les bureaux du groupe à Bamako.
Producteur historique d’uranium au Niger, le groupe français a confirmé que ses actifs dans le pays intéressent des acheteurs. Zoom sur les raisons qui pourraient conduire à sa possible sortie du pays.
La junte au pouvoir en Guinée a annoncé, ce samedi 17 mai, retirer à des dizaines de sociétés minières leur « permis de recherche » ainsi que les permis « d’exploitation de carrières » d’autres entreprises.
Une cinquantaine de titres miniers détenus par plusieurs dizaines de sociétés actives dans l’exploitation notamment de la bauxite, de l’or, du diamant et du graphite ont été retirés.
La justice malienne doit statuer ce jeudi 15 mai sur la demande des autorités de nommer un administrateur provisoire à la tête de la mine d’or de Loulo-Gounkoto. Si cette demande est validée, cela poussera encore davantage le minier canadien vers la sortie.
Comme au Mali, les autorités burkinabè ont engagé des pourparlers avec les producteurs d’or du pays pour accroître la part de l’État dans le capital de leurs entreprises minières. Des négociations sous haute tension.
Le chef de la junte au pouvoir en Guinée a également demandé à son ministre des Mines de lui soumettre une proposition d’interdiction de l’exportation d’or brut.
Le géant français de l’uranium a annoncé être « très préoccupé » par la situation de ses équipes au Niger. Fin 2024, Orano avait été poussée vers la sortie par les autorités nigériennes, qui ont pris le contrôle de sa filiale minière Somaïr.
Bamako réclame des millions de dollars d’arriérés d’impôts à l’entreprise qui dénonce les agissements de la junte d’Assimi Goïta qui réclame des effets rétroactifs pour son nouveau code minier adopté en 2024.
Le pays, qui est l’un des plus gros producteurs d’or du continent, a adopté un nouveau code minier en 2023. Ce dernier permet désormais à l’État de prendre jusqu’à 30 % de participation dans les nouveaux projets miniers, alors que le secteur était jusque-là dominé par des groupes étrangers.
Malgré un climat marqué par des tensions entre Bamako et plusieurs grandes compagnies aurifères, Toubani Resources a obtenu le renouvellement de sa licence pour le site de Kobada. Une première étape dans la levée partielle du moratoire sur les transactions minières.
L’INTERVIEW ÉCO – Alors que son mandat à la tête du groupe minier prend fin en mai, Christel Bories en tire un premier bilan pour « Jeune Afrique ». Et explique le plan d’évolution de l’entreprise française, présente au Gabon et au Sénégal.
Le début de l’exploitation du gisement de Simandou est prévu pour fin 2025, mais l’opacité qui entoure la convention relative à ce mégaprojet alimente les suspicions dans la capitale guinéenne. Explications.
LE PORTRAIT ÉCO – De formation commerciale, la dirigeante a su se faire une place et imposer ses idées dans un secteur ô combien masculin. Et devenir ainsi un élément clé dans les négociations à venir avec l’État sur le nouveau code minier.
Alors que le projet d’exploitation de fer revient sur toutes les lèvres à Conakry, le reste du secteur minier guinéen tourne au ralenti depuis que la junte a décidé d’en geler le cadastre, à son arrivée au pouvoir. Cette situation, qui ankylose les groupes protagonistes, risque d’avoir des conséquences sur l’attractivité minière du pays.
Depuis deux décennies, le pays essaie, à travers quelques projets phares, d’inscrire son nom sur la carte minière mondiale. Cependant, le passage de l’artisanat à l’industrie se révèle périlleux, en dépit des réformes engagées.
LE MATCH DE LA SEMAINE – Alors que la réalisation du projet guinéen accélère depuis l’arrivée au pouvoir du général Mamadi Doumbouya, le chantier camerouno-congolais qui entend, sur le papier, être le cinquième producteur mondial de fer, souffre d’un déficit de lisibilité.
Malgré l’incertitude du financement américain, les responsables angolais affirment que le projet stratégique de chemin de fer et de route reliant la RDC à la côte atlantique en Angola ira de l’avant.
Le conflit en cours dans la région a contraint le groupe minier Alphamin à interrompre « temporairement » ses opérations à Bisie. Conséquence directe : le cours du minerai a grimpé de près de 10 % sur le marché des matières premières à Londres.
Le président congolais souhaite attirer les capitaux américains vers ses mines pour s’assurer le soutien de Washington face à la rébellion du M23. Mais l’environnement des affaires en RDC pourrait être un frein pour les entreprises basées aux États-Unis. Explications.
Après une année 2023 mitigée, le géant minier renoue avec une forte croissance. Tout en poursuivant sa grande ruée vers l’or africain, la filiale d’Al Mada veut désormais se placer comme un acteur de l’indépendance énergétique du royaume.
Après plusieurs mois de discussions, l’accord soldant le différend entre le numéro deux mondial de l’or et la junte malienne n’est toujours pas finalisé. Jeune Afrique dévoile les coulisses de pourparlers qui mettent Barrick Gold sous pression.
Alors que le boom de l’intelligence artificielle fait grimper en flèche la demande de minerai rouge, le président américain menace de taxer les importations de cuivre.
Les deux premières mines ouest-africaines de lithium viennent d’ouvrir au Mali. Un secteur sur lequel mise le gouvernement mais qui est déjà plombé par des cours en baisse.