Madagascar s’invite dans la rivalité stratégique entre Washington et Pékin autour des minerais critiques. Avec le projet Base Toliara, les États-Unis comptent sécuriser les terres rares essentielles à la transition énergétique, tandis que l’adhésion du nouveau pouvoir malgache reste à clarifier.
Le plus grand projet minier du monde doit être inauguré le 11 novembre prochain. Une cérémonie à laquelle sont invitées des personnalités de haut niveau, actionnaires du projet ou non.
Après des débuts dans la joaillerie et le négoce de matières premières agricoles, Moumini Bictogo, frère d’Adama Bictogo, fondateur du groupe Snedai et président de l’Assemblée nationale, porte un ambitieux projet de terminal minier devant désengorger les ports d’Abidjan et de San Pedro.
À quelques semaines de l’inauguration de la mine de Simandou, projet devant faire entrer l’économie guinéenne dans une nouvelle ère, la question des locomotives destinées à convoyer la production de fer vers le port d’exportation a fait surgir des tensions entre les acteurs impliqués dans le projet. Sur fond de concurrence entre Pékin et Washington. Coulisses.
Deux rachats récents témoignent de l’appétit des financiers régionaux pour le secteur extractif. Cette tendance reflète la montée en puissance des établissements bancaires locaux, qui exploitent leur connaissance du secteur pour diversifier leurs portefeuilles d’investissement.
Après avoir nationalisé la mine de GAC le 5 août dernier, les autorités guinéennes tentent un rapprochement avec le groupe émirati qui brandit la menace d’un arbitrage. Coulisses.
Dans le monde minier ouest-africain, rares sont les acteurs locaux à exploiter eux-mêmes les plus grands gisements. Les récentes percées de Bernard Koné Dossongui et d’Inoussa Kanazoé montrent que la donne est en train de changer. Non sans difficultés.
Bamako tente de reprendre le contrôle du plus grand site aurifère du pays, situé dans la région de Gao, et a ordonné à des milliers de mineurs artisanaux de vider les lieux. Mais cette décision risque de ne pas être sans conséquences sociales, et même sécuritaires, pour cette partie du nord du Mali. Explications.
Zone industrielle adossée au port de Douala, investissement dans la filière textile, ambitions dans la bauxite et l’aluminium : depuis son arrivée au Cameroun en octobre 2024, l’investisseur indien, déjà présent au Gabon et au Tchad en Afrique centrale, multiplie les projets. Jusqu’où ira-t-il ?
Le Mining Contribution Index 2025, qui vient de paraître, dessine le portrait d’un continent à l’économie encore trop assujettie à ses ressources minières, et qui peine à en extraire le maximum de revenus, malgré son rôle clé dans la transition énergétique mondiale.
Après le limogeage surprise de son charismatique patron Mark Bristow, en conflit avec Bamako depuis des mois, le groupe minier canadien semble vouloir tirer un trait sur le Mali. Mais il ne renonce par pour autant au continent dans un contexte de cours de l’or à des sommets historiques.
Avec sa politique de quotas sur les exportations de cobalt, la RDC, premier producteur mondial, entend réguler le marché de ce métal clé de la transition énergétique. Un pari audacieux.
Alors que Bamako subit un blocus imposé par les jihadistes et qui perturbe l’acheminement des produits pétroliers, les sites miniers, piliers de l’économie du pays, risquent à moyen terme de voir leurs opérations fragilisées. Explications.
Entre ambitions industrielles et jeux d’influence, le Maroc est devenu le nouveau terrain de la compétition sino-européenne. Tandis que Pékin consolide sa présence dans les batteries électriques en investissant massivement, Paris observe avec méfiance la progression de son rival asiatique dans ce pays pivot de sa sphère d’influence traditionnelle.
Le Niger, engagé dans des procédures internationales avec le géant français de l’uranium Orano, a accusé samedi 27 septembre la France de l’« entraîner dans des procès interminables pour arrêter l’exploitation et la vente » de son minerai.
Parfaitement inconnu à Conakry il y a encore quelques années, l’ex-banquier est rapidement devenu la clé de voûte du développement du mégaprojet de fer de Simandou qui entre en exploitation au dernier trimestre 2025.
L’actualisation de la liste des minerais critiques pour les États-Unis doit se solder par l’inclusion de plusieurs minerais, dont le cuivre. Une mesure dont les producteurs africains entendent profiter.
Le fonds souverain qatari investit 500 millions de dollars dans Ivanhoe Mines, producteur de cuivre en RDC. De quoi rivaliser avec les sociétés émiraties et saoudiennes déjà présentes sur le continent.
Multipliant les opérations, le groupe venu d’Abu Dhabi s’impose comme un acteur incontournable du secteur minier en Afrique, en particulier dans les métaux critiques. Une stratégie qui illustre les ambitions émiraties de jouer un rôle dans l’après-pétrole.
Avocat au barreau de Guinée et de Paris, figure du « deal-making » ouest-africain, Baba Hady Thiam pilote des montages où chaque virgule compte. Pour Jeune Afrique, il détaille les derniers jalons du mégaprojet Simandou, assume un pari de souveraineté industrielle et esquisse les lignes rouges d’un contenu local crédible… Sans faire fuir les investisseurs.
Alors que le bras de fer avec le géant minier canadien se poursuit à Bamako, la junte au pouvoir vient de débaucher Hilaire Diarra pour lui confier le poste de conseiller spécial du président. Le départ de ce cadre de Barrick affaiblit encore le groupe.
Sans aller jusqu’aux retraits de permis de ses voisins du Mali et du Niger, la junte burkinabè change, elle aussi, les règles du jeu dans le secteur aurifère. Le cas de la mine de Kiaka, opérée par l’australien West African Resources, marque le premier signal fort adressé aux compagnies minières.
Même avec une baisse de production attendue de 30 %, la mine de Kamoa-Kakula, qui a déjà attiré plus de 6 milliards de dollars d’investissements, reste un atout stratégique au cœur de la Copperbelt.
Premier producteur mondial de cobalt, la RDC veut attirer les investissements dans le secteur minier tout en assurant une meilleure gestion de ses ressources. Accords avec l’administration Trump, négociations avec les opérateurs chinois, fiscalité… Autant de dossiers chauds pour le nouveau ministre des Mines.
Les incertitudes qui planent sur une baisse des taux américains et les inquiétudes autour de l’indépendance de la Fed en attendant que la justice américaine statue sur le sort de la gouverneure Lisa Cook favorisent l’envolée des cours de l’or.
Transformation, « gabonisation », rapatriement des flux financiers… Challengé par le président gabonais, le minier français, qui produit 90 % du manganèse du pays, revoit sa stratégie pour s’adapter aux exigences locales. Réussira-t-il le pari de la transformation ?
Modernisation des infrastructures, croissance des volumes transportés, rôle stratégique dans la transition énergétique… Le directeur général de Lobito Atlantic Railway (LAR) revient sur les ambitions de ce corridor ferroviaire reliant l’Angola à la RDC, un axe clé pour le transport de minerais critiques en Afrique centrale.
Alors que les découvertes de gisements de classe mondiale se multiplient dans le pays, le patron du syndicat des opérateurs du secteur minier ivoirien doit assurer un dialogue constructif avec les autorités. Tout en veillant à la bonne répartition des revenus générés par une activité florissante.