En 2005, le président Mamadou Tandja entamait des renégociations avec Areva (ex-Orano) pour mettre fin au monopole du français sur l’uranium nigérien. Vingt ans plus tard, l’histoire se répète.
Accusant le groupe australien McKinel Resources de « graves manquements », Niamey a annoncé la nationalisation de la Société des mines du Liptako. « Cette mesure s’inscrit dans la droite ligne » de la politique souverainiste défendue par le général Abdourahamane Tiani, notamment en matière de ressources naturelles.
Au terme d’un long bras de fer, le président guinéen a pris le contrôle de la mine de bauxite de Guinea Alumina Corporation et a attribué la gestion du site à une nouvelle société, qui appartient à 100 % à l’État.
Sous la pression de la junte au pouvoir, les producteurs d’or et de lithium actifs au Mali s’accommodent progressivement de la nouvelle législation. Décryptage en infographies.
Plan d’expansion, transformation locale, impact des tensions géopolitiques… Le directeur général de la Compagnie des bauxites de Guinée (CBG) revient sur les ambitions du producteur historique de ce minerai stratégique.
En visite officielle à Niamey, le ministre de l’Énergie russe, Sergueï Tsivilev, s’est entretenu avec le général Abdourahamane Tiani sur la coopération économique entre leurs pays à l’heure où les sites précédemment exploités par le français Orano sont nationalisés.
Premier producteur mondial de cobalt, la RDC cherche à doper les cours du métal bleu et à accélérer sa transformation locale. Une manœuvre audacieuse, mais qui présente des risques majeurs. Décryptage.
Il est le troisième Nigérian le plus riche du pays, à la tête d’un conglomérat actif dans l’immobilier comme dans l’agroalimentaire. Ami des puissants, adepte des affaires en famille et proche des politiques, l’homme entretient un entourage resserré mais efficace.
Mines, énergie, sécurité… Plusieurs groupes américains voient dans la paix fragile entre Kinshasa et Kigali une opportunité d’investissement aussi prometteuse que risquée dans l’est de la RDC.
Le placement sous administration provisoire de la mine d’or malienne ne règle ni les questions quant à sa gestion ni le conflit entre Barrick et la junte au pouvoir à Bamako. Bien au contraire. Décryptage.
Au cours des six derniers mois, Émiratis et Saoudiens ont accéléré leurs investissements sur le continent, notamment dans des projets de cuivre et de lithium.
Le fonds d’investissement cofondé par Gagan Gupta multiplie les participations dans les secteurs stratégiques africains, de l’or malien aux médicaments génériques. Objectif : doubler ses actifs sous gestion pour atteindre 8 milliards de dollars d’ici 2030.
Près d’un an après la mise en place du nouveau code minier par la junte dirigée par Ibrahim Traoré, le Burkina Faso poursuit sa politique de « souveraineté minière ». Le pays, désormais propriétaire de deux mines d’or, a cependant nombre de défis à relever pour réellement profiter de la manne aurifère. Décryptage en infographies.
Les autorités maliennes ont lancé la mise en vente d’une partie des stocks d’or saisis en janvier auprès de la compagnie minière canadienne Barrick Mining afin de relancer, selon elles, les activités sur le site de Loulo-Gounkoto, placé sous administration provisoire.
Après des mois de tensions avec la junte au pouvoir à Conakry autour de la construction d’une raffinerie d’alumine, le producteur de bauxite émirati est sur le point de perdre son permis. Coulisses.
Depuis l’adoption du nouveau code minier en 2023, le président de la transition met tout en œuvre pour dérouler sa stratégie fondée sur le souverainisme économique. Pour cela, il s’appuie sur une poignée de techniciens et de fidèles qui ont pour mot d’ordre de permettre au pays de contrôler ses minerais.
La junte d’Abdourahamane Tiani vient de s’accaparer la pleine propriété de la Somaïr, mine d’uranium jusque-là codétenue avec Orano. Les autorités devront surmonter de nombreux obstacles pour que cette mesure se révèle bénéfique pour le pays.
Le ministre ivoirien des Mines, du Pétrole et de l’Énergie défend une stratégie combinant montée en puissance du secteur pétrolier, renforcement des activités minières et amélioration de l’accès à l’électricité. Un plan élaboré pour séduire les investisseurs.
Alors que l’exploitation de la mine d’or de Loulo-Gounkoto, la plus grande du pays, est suspendue depuis janvier, les autorités maliennes, qui ont pris le contrôle du site, ont rouvert les bureaux de Barrick Mining. Un développement qui pourrait annoncer la reprise prochaine des activités.
Au Burkina Faso, la mise en service de la première raffinerie d’or, prévue d’ici à la fin de l’année 2025, doit contribuer à compenser l’absence de capacités en la matière. Mais la multiplication de tels projets est freinée par des obstacles de taille.
Dans un communiqué, publié vendredi 20 juin, le géant français Orano dénonce l’intention de l’État nigérien, annoncée la veille, de « s’approprier » sa filiale locale Somaïr.
Le groupe français avait déjà perdu le contrôle opérationnel de sa seconde mine à la fin de 2024, dans un contexte de tensions diplomatiques entre Paris et Niamey. Selon le gouvernement nigérien, les détenteurs d’actions bénéficieront d’une « indemnité » de compensation.
Situé au nord-est du pays, le gisement a été mis au jour par la société minière australienne Resolute Mining Limited. Le gouvernement ivoirien assure qu’il s’agit d’une mine « de classe mondiale ».
Un récent rapport d’une mission parlementaire dénonce une gestion désastreuse de l’entreprise minière du pays. Jeune Afrique a pu le consulter et en livre les principales conclusions.
Alors que la justice malienne doit statuer le 16 juin sur le placement sous administration provisoire de la mine de Loulo-Gounkoto, détenue à 80 % par la compagnie canadienne, cette dernière a retiré le pays de ses prévisions de production. Et paraît baisser les bras face à la junte.
LE PORTRAIT ÉCO – Le premier est le leader de la logistique en Guinée. Le second dirige l’une des plus grandes banques de RDC. Ayant reçu le sens du business en héritage, les deux frères ont su s’imposer chacun dans leur secteur. Récit croisé de leur trajectoire.
Le chef de l’État a annoncé l’interdiction des exportations de manganèse à compter du 1er janvier 2029. Il compte ainsi favoriser une industrie de transformation nationale et capitaliser sur ce métal stratégique pour la sidérurgie et les nouvelles technologies. Décryptage en infographies.
La présidence congolaise a mis en place une cellule de coordination afin de suivre les négociations autour d’un accord sur les métaux critiques avec les États-Unis. En ligne de mire, des investissements et un appui sur la crise sécuritaire dans l’Est.
Lors du conseil des ministres du vendredi 30 mai, le président du Gabon, Brice Clotaire Oligui Nguema, a annoncé l’interdiction d’exporter du manganèse brut à partir du 1er janvier 2029, afin de mettre en place une industrie de transformation nationale.