LE MATCH – Pour diversifier leurs économies, qui reposent sur le pétrole et le gaz, les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite jouent des coudes pour se faire une place dans cet eldorado africain.
Après avoir perdu le permis d’Imouraren au Niger, le géant français se trouve en grande difficulté sur la seule mine lui restant dans le pays. Face au blocage, certains employés d’Orano pensent avec insistance à la sortie du groupe, mais ce dernier conteste. Coulisses.
Les autorités maliennes ont signé un mandat d’arrêt à l’encontre de Mark Bristow, le PDG de la compagnie aurifère canadienne. En cause, une suspicion de « blanchiment de capitaux » en lien avec l’exploitation du complexe de Loulo-Gounkoto, dans l’ouest du pays.
Durant le conseil administration de la Somaïr, qui s’est tenu le 3 décembre, le Niger a notamment refusé que la filiale du spécialiste français de l’uranium exporte sa production.
Doté de 14 milliards de F CFA, le fonds doit servir à financer les sous-traitants et fournisseurs de services du secteur, et à placer une partie de la retraite des travailleurs des mines.
L’exploitation des ressources minières offre des perspectives de développement à l’ensemble du continent, qui dispose d’immenses réserves dans son sous-sol. S’ils veulent valoriser ce trésor potentiel, les pays de la sous-région doivent toutefois s’attaquer à de nombreux écueils en termes politiques, industriels et logistiques.
La production du gisement, découvert en 2022 et nommé « Tanda-Iguéla », est estimée à environ 11 tonnes d’or par an, selon le directeur général d’Endeavour Mining.
Moins d’une semaine après la libération du PDG de Resolute Mining, plusieurs responsables du groupe Barrick Gold ont été placés en détention au Mali. Et ce, toujours dans le contexte de renégociation autour du code minier de 2023.
Le PDG de Resolute Mining a été remis en liberté ce 20 novembre, après qu’un accord a été trouvé avec la junte malienne au pouvoir. Un nouvel épisode dans le bras de fer engagé par la junte avec les entreprises minières. Décryptage en infographies.
La société minière australienne attend désormais la libération de ses trois collaborateurs, dont le directeur général du groupe. Et le règlement de tous les litiges en cours.
L’organisme de régulation du commerce mondial du précieux minéral avait prononcé cette interdiction d’exportation en 2013, dans sa volonté de bloquer les « diamants de sang ». Bien que, selon Bangui, la situation sécuritaire se soit améliorée, les zones minières restent confrontées à des « affrontements armés récurrents ».
Dans un contexte de tensions avec la junte au pouvoir à Niamey, le groupe nucléaire français a annoncé ce vendredi 15 novembre interrompre de façon temporaire le financement des activités extractives de sa filiale nigérienne afin de prioriser le « paiement des salaires ».
Suspendue pendant trois semaines en raison d’un essoufflement de la demande chinoise, la production vient de reprendre dans la plus grande exploitation de manganèse au monde, gérée par une filiale du géant minier français.
Depuis le début de l’année, les entreprises minières opérant au Sahel subissent les foudres des autorités du Mali, du Burkina Faso et du Niger. Entre pressions financières et menaces de retrait de permis, ces multinationales doivent s’adapter aux exigences des juntes.
Plusieurs cadres étrangers de la compagnie aurifère, propriétaire de la mine de Syama, ont été interpellés. Ils sont en garde à vue à Bamako pour être interrogés dans une affaire de faux présumés et d’atteinte aux biens publics.
Jusque-là actionnaire minoritaire de plusieurs sociétés minières en Afrique de l’Ouest, le fondateur de Coris Bank International envisage aujourd’hui de prendre le contrôle de l’une d’entre elles, la britannique Hummingbird Resources.
L’INTERVIEW ÉCO – Nommé PDG du leader de l’or en Afrique de l’Ouest à la suite du licenciement de Sébastien de Montessus en janvier, Ie Britannique fait le bilan de ses premiers mois à la tête de l’entreprise. L’occasion d’esquisser sa stratégie dans un contexte d’instabilité politique et de hausse record du cours de l’or.
LE MATCH – Depuis que l’homme fort de Ouagadougou les a menacés de leur retirer leurs permis d’exploitation, les acteurs du secteur, inquiets, font profil bas et tentent de désamorcer la bombe. Combien de temps tiendront-ils ?
Riches en minerais critiques, les pays africains sont de plus en plus désireux de se réapproprier leurs richesses naturelles et durcissent leur législation. Parviendront-ils à tenir tête aux multinationales et à tirer les bénéfices de la transition énergétique mondiale ?
La junte malienne accuse Barrick Gold de ne pas respecter ses engagements, et menace de graves conséquences. Des accusations que l’opérateur de la plus grande mine d’or du pays nie en bloc.
Outre le volume d’or que promet ce nouveau projet en Côte d’Ivoire, l’entreprise qui détient la mine a d’autres arguments pour susciter l’intérêt des plus grands du secteur.
Les autorités maliennes ont finalisé la nationalisation d’une mine d’or qui appartenait aux deux compagnies étrangères, l’une sud-africaine et l’autre canadienne. Une opération présentée comme une affirmation de souveraineté recouvrée sur les ressources naturelles.
La filiale du spécialiste français de l’uranium Orano au Niger a annoncé « suspendre » sa production à partir du 31 octobre, faute de pouvoir « continuer à travailler » face à une situation « fortement dégradée » dans le pays.
Le groupe canadien, qui exploite le sous-sol ivoirien depuis plus de trente ans, vient d’inaugurer une seconde mine d’or, alors que le secteur débat du projet de code minier voulu par le gouvernement.
Depuis quelques années, le groupe dirigé par Mostafa Terrab investit dans des activités loin de son cœur de métier. Est-ce bien sa vocation ? À quels critères obéit cette stratégie de diversification ?
Six ans après sa première levée de fonds, la société Emmerson, cotée à la Bourse de Londres, essuie un refus de la part des autorités marocaines. De son côté, le géant OCP poursuit son projet d’exploitation de potasse dans la même localité.
Contraint d’ajuster à la baisse ses objectifs 2024 en raison de la conjoncture défavorable, le groupe français suspend, pour au moins trois semaines, les activités de la mine de Moanda.
Les face-à-face tendus se multiplient entre les compagnies minières et les autorités maliennes. Qui n’ont qu’un seul objectif : l’application du nouveau code minier adopté en 2023.
Les résultats du classement 30 Mining Impact Champions 2024 d’Africa Business+ indiquent une progression notable en matière de transparence des géants du secteur sur le continent.