Kinshasa a interdit l’exportation de cobalt produit dans le pays pendant quatre mois pour faire face à la chute des prix. Une arme à double tranchant. Démonstration en infographies.
Gisement de Simandou, tensions autour des raffineries d’alumine, projet de port en eau profonde… Les deux ministres clés du dispositif minier de la transition guinéenne, Bouna Sylla et Djiba Diakité, mettent la pression sur les opérateurs privés pour accélérer la transformation locale des minerais.
Le gouvernement nigérien a annoncé le lancement prochain de l’exploitation industrielle du minerai dans la partie nord désertique du pays, où des recherches ont permis la découverte d’un « gisement important », assure-t-il.
Le géant français du nucléaire a su tirer profit de nouveaux contrats avec des électriciens japonais mais aussi d’une « bonne dynamique des prix » et du regain d’intérêt pour l’énergie nucléaire sur les marchés.
Alors qu’il refuse de respecter son engagement de construire une raffinerie, le minier émirati Guinea aluminium corporation, rencontre des difficultés financières qui l’obligent à mettre la moitié de son effectif au chômage technique. Coulisses.
Les gouvernements africains changent les règles du jeu pour percevoir des revenus miniers plus importants. D’accord sur le principe, les opérateurs ont néanmoins profité de la conférence annuelle Mining Indaba, qui se déroule jusqu’au 6 février au Cap, pour mettre en garde les États partenaires contre des mesures qui plomberaient le secteur.
LE PORTRAIT ÉCO – Ancien de la compagnie Randgold, le cofondateur du cabinet de conseil Iventus Mining joue un rôle clé dans les renégociations des contrats miniers au Mali. Cet intermédiaire est au centre des tensions qui opposent son pays aux multinationales – Barrick Gold en tête.
La nouvelle mise à jour de l’étude « Critical Minerals : Pivotal Outlook » du cabinet EY et d’Africa Business+ dévoile que près de 20 % des mines actuellement en exploitation sont concernées par des projets d’agrandissement ou de prolongation de vie.
Déterminé à faire entrer le projet de fer guinéen de Simandou en production d’ici à la fin de l’année, le groupe se développe aussi dans d’autres pays du continent. Une stratégie explicitée par Jiang Gongyang, vice-président de sa filiale Baowu Resources.
Dans la sous-région, la multiplication des bras de fer entre gouvernements et opérateurs étrangers autour des conventions et codes miniers soulignent la difficulté de parvenir sereinement à un partenariat gagnant-gagnant.
Le gisement de fer guinéen, l’un des plus importants au monde, doit entrer en exploitation cette année. Le pilote du projet de Rio Tinto, qui a pour objectif 60 millions de tonnes de production via la coentreprise Simfer, a répondu aux questions de Jeune Afrique.
Partenariats avec des Occidentaux, préemption d’un opérateur au détriment d’un acheteur chinois, incursions dans le trading… La compagnie publique congolaise s’affirme à l’international et lance des activités inédites. Mais, sur le terrain, des difficultés demeurent.
Géants du secteur comme juniors minières mettent à profit l’intelligence artificielle pour réduire leurs coûts, identifier et évaluer de nouveaux gisements ou générer de nouveaux modèles d’opérations.
À l’heure de la course aux minerais de la transition énergétique et d’un prix de l’or record, le classement inédit Jeune Afrique révèle quels États du continent ont le plus d’atouts pour capter les financements voués à développer des projets dans le secteur. En tête, la zone australe et les pays regorgeant de cuivre.
Les gouvernements de l’AES tentent depuis plusieurs mois de renégocier les contrats miniers avec les compagnies internationales pour obtenir une part plus conséquente des revenus, et asseoir leur souveraineté économique.
D’ici à 2031, la Société nationale industrielle et minière, dont l’État mauritanien est l’actionnaire majoritaire, entend doubler sa production de fer, la transformer, mais aussi réduire son impact environnemental grâce à l’hydrogène. Décryptage.
Après la suspension par Niamey du permis d’exploitation d’Imouraren en juin 2024, le géant de l’uranium français avait déjà engagé un premier arbitrage international contre les autorités nigériennes en décembre.
D’un côté, la Banque centrale de Guinée, qui réclame à son partenaire, EMR, la restitution de 4 tonnes d’or. De l’autre, EMR, qui prétend garder ce butin comme garantie de créances impayées et dénonce des opérations douteuses. Au centre, un gouverneur dans la tourmente.
Le groupe rebelle a pris le contrôle de l’une des concessions de coltan les plus productives du monde, en avril 2024, dans l’est de la RDC. Depuis, 120 tonnes en seraient extraites chaque mois, avant d’être exportées vers le Rwanda, selon l’ONU. Décryptage en cartes et infographies.
Après un premier épisode avorté en 2024, les discussions entre les deux géants miniers – Rio Tinto et Glencore – ont repris début 2026, relançant l’idée d’une fusion d’envergure qui pourrait redessiner la carte des minerais critiques, du cuivre à l’uranium, tout en testant la capacité des régulateurs et des actionnaires à avaliser un tel regroupement.
Le Mali, mais aussi le Burkina Faso et le Niger, revoient leur code minier pour rééquilibrer le partage des revenus entre État et sociétés minières étrangères. Tous les moyens sont bons pour faire valoir leur souveraineté. Jusqu’où les sociétés minières sont-elles prêtes à aller dans ce bras de fer ?
Le ministre malien des Finances, Alousséni Sanou, s’est récemment réjoui de voir les revenus miniers tripler d’ici à la fin de l’année. Retour sur ce que représente ce secteur pour le pays.
Le gouvernement malien, qui tente de faire pression sur les sociétés étrangères pour obtenir une part plus importante des revenus miniers, a mis ses menaces à exécution en saisissant le week-end dernier des stocks d’or de la mine de Loulo-Gounkoto.
Le géant de l’acier a annoncé la fermeture d’une grande partie de ses activités en Afrique du Sud à la suite de revers liés à des conditions commerciales difficiles et à des importations bon marché.
L’exploitant minier a lancé un ultimatum aux autorités maliennes, alors que le gouvernement lui a imposé de nouvelles restrictions. Le tout dans un contexte de renégociations des accords miniers entre Bamako et les compagnies étrangères.
Après de longues négociations qui ont failli aboutir à un accord, le groupe australien dirigé par Mark Bristow s’est résolu à engager une procédure contre le Mali. JA partage les coulisses de ce bras de fer.
À la tête de l’Entreprise générale du cobalt, filiale de la Gécamines, cet ancien du groupe Bolloré a la lourde tâche de superviser les activités non industrielles d’extraction et de commercialisation de ce minerai stratégique, potentiel catalyseur de développement pour la RDC.
LE DÉCRYPTAGE DE JA – En quête de souveraineté économique, les militaires au pouvoir dans l’AES, aux discours ultranationalistes, dictent leurs « lois » aux entreprises minières. Une méthode à double tranchant.